Pétition en ligne contre la Loppsi 2

Une pétition en ligne tourne depuis le 4 février.

Vous trouverez les détails à cette adresse:

http://antiloppsi2.net/petition/index.php?petition=2

Forum des libertés contre la Loi Hortefeux/LOPPSI2

Forum des libertés contre la Loi Hortefeux/LOPPSI2 : Meeting mardi 8 février à 19h – Bourse du travail – 3 rue du Château d’eau 75010

Nombreux intervenants associatifs, syndicaux, politiques, du collectif des 70 organisations et personnalités morales, dont pour l’heure : Annick Coupé, Albert Jacquard, Sandrine Belier, Patrick Pelloux, Corinne Lepage, Olivier Besancenot, Razzi Hammadi, Noël Mamére, Isabelle Laurent, Jean Luc Mélenchon, Benjamin Bayart, Edwy plenel …

La mobilisation se poursuit contre la Loi Hortefeux/LOPPSI2 :
• Des campement permanents sont installés à Toulouse et Limoge,
• Une pétition qui commence à circuler (et qu’il faut relayer dans vos réseaux – Ci joint)
• A Paris, après le meeting, Marche samedi 12 février, RV à 14h30 Bastille.
La loi sera définitivement adoptée le 8 février par les deux assemblées. Les parlementaires, au minimum 40 d’entre eux, ont alors 10 jours pour saisir le Conseil Constitutionnel, lequel a 2 mois pour répondre. Habituellement il répond plus rapidement. Une loi examinée par le Conseil constitutionnel ne pourra plus l’être à nouveau. Il restera à agir pour son abrogation.

Liste complète de tous les intervenants au Forum des libertés (par ordre d’intervention) (elle peut encore être modifiée) :

Albert Jacquard
Patrick Pelloux
Laurent El Ghozi, FNASAT
Samïr Mile, Voix des Rom
Bernadette HETTIER, MRAP
Jérome MARTINEZ, CIMADE
Dominique Noguères, LDH
Martine Huser, Association des Biffins IDF
Jean Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés
Matthieu Bonduelle, Syndicat de la Magistrature
Maxime Cessieu, Syndicat des avocats de France
Jean Baptiste Eyrault, DAL
Benjamin Bayart, FDN
Edwy Plenel, Mediapart
Olivier Besancenot, NPA
Sandrine Belier, EE- Vert
Paul Dasilva, Parti Pirate
Isabelle Laurent, Parti Communiste
razzy hammadi,, PS
Noel Mamère, EE -Vert
Corinne Lepage, CAP 21
Jean Luc Melenchon, PG
Annick Coupet, Sud SOLIDAIRE
Maria Ines, SNEPES PJJ FSU
Cécile Lhuillier, ACTUP
Jérémie Nestel Libre Accès
François Soltic, Le Mai-Paris
Jean Pierre Martin, USP
Michel Sitbon, Collectif Contre la xenophobie

Site unitaire pour l’abrogation de la loppsi2 : http://antiloppsi2.net/

Les « 6 de Savoie » devant la justice : un procès inutile !

Article paru sur le site librinfo74.fr

8H00 jeudi 27 janvier.
Devant le Palais de Justice de Chambéry, à l’appel du collectif « chambérien interpro et citoyen », les manifestants sont en nombre, bravant le froid, pour réchauffer de leur présence les « 6 de Savoie ».
Cinq militants syndicaux et un journaliste sont convoqués au tribunal à la suite d’un plainte de la SNCF pour avoir manifesté en gare de Chambéry, en pleine lutte pour les retraites.

librinfo était à l’audience.
Au préalable, nous dénonçons, de la façon la plus vive, la décision du Tribunal d’avoir traduit devant le Tribunal le journaliste Mikaël Chambru, alors qu’il se trouvait à côté des manifestants pour réaliser un reportage vidéo destiné à paraître sur le site d’information indépendant : « La voix des Allobroges ». Nous voyons là une mesure de rétorsion et une attaque contre l’exercice de la fonction journalistique.
Nous nous demandons si le fait que Mikaël Chambru ait diffusé auparavant des images de la répression policière violente sur les lycéens à Chambéry et le témoignage d’une femme victime elle-aussi de répression, n’aurait pas un lien avec la présence de ce journaliste devant le Tribunal. C’est apparemment la conviction profonde de son avocat qui se déclare choqué et indigné par cette comparution, et n’hésite pas à parler de « règlement de compte » de la part d’éléments de la police chambérienne à l’égard de Mikaël Chambru. Le fait que la police ait sélectionné, pour le Juge, des photos où Mikaël Chambru n’a, à aucun moment, une caméra à l’épaule, semble corroborer cette thèse.

Sur le fond du procès concernant la présence des 5 militants sur les voies SNCF en gare de Chambéry, présence due à une Assemblée Générale organisée par les Cheminots de Chambéry, on pouvait s’attendre à une accusation légitime de la SNCF qui, selon elle, dû arrêter la circulation des trains pour assurer la sécurité des personnes. Une accusation confortée par une loi de la République qui pénalise toute action visant à s’opposer à la circulation ferroviaire.
L’avocate générale a enfoncé le clou de la loi qui punit sévèrement l’entrave à la circulation des trains, en rejetant d’entrée la motivation syndicale de l’action menée. S’adressant au juge, elle insista pour que la justice punisse l’acte sans tenir compte des motivations militantes et repris à son compte l’argument de l’avocat de la SNCF expliquant que l’absence de trains était dûe à la coupure de la circulation par la SNCF dans un souci de sécurité, alors que les manifestants ont expliqué que l’absence de trains pendant cette période de lutte sociale leur permettait de discuter tranquillement sur un passage de service.

On aurait pu s’attendre à la faiblesse des arguments de la défense. Il n’en fut rien.

Maître Darves, du barreau d’Annecy, a su détricoter les arguments du Parquet et de la SNCF, en démontrant qu’en matière de droit il était impossible de juger un fait sans connaître les motivations qui l’ont provoqué. Ainsi, le contexte du mouvement social créait une situation particulière où les manifestants pouvaient occuper un espace privé particulier, celui d’une entreprise qui faisait partie du domaine national.

Sur l’argument du préjudice subi par l’obligation d’arrêter la circulation des trains par souci de sécurité, la défense soutien que pendant cette tranche horaire, aucun train n’était annoncé, ce qui explique la sérénité des manifestants.

D’autre part, la SNCF, a voulu imputer des retards de trains – dont certains n’étaient pas concernés par cette interruption – aux manifestants, alors que ces retards sont récurrents. Retards avérés, puisque ceux-ci ont conduit la Première vice-présidente de la Région, Bernadette Laclais,  Maire de Chambéry, à réclamer des indeminités importantes à la SNCF.

Un point obscur apparaît avec l’absence du rapport de l’huissier diligenté par la SNCF pour constater les faits, alors que la présence de cet huissier a été largement souligné par la SNCF

Enfin, le calcul des fortes indemnités réclamées par la SNCF semblent, pour Maître Darves, totalement fantaisistes, puisque certains trains impliqués ne passaient pas par Chambéry.

Le jugement sera rendu le 4 mars.

Pour voir la vidéo, rendez-vous sur le site de librinfo74 !

Les 6 de savoie ovationnés à leur sortie du tribunal

Ce matin, nous étions venus nombreux devant l’entrée du palais de justice, en soutien aux 6 inculpés de Chambéry pour occupation des voies SNCF.

Syndicats, partis, militants, journalistes et citoyens s’étaient donnés rendez-vous à 8h du matin. L’entrée du palais à été bloqué par des officiers de polices en armures kevlar. Selon des témoins, plusieurs fourgonnettes de CRS étaient stationnées un peu plus loin, devant la gare.

L’ambiance était chaleureuse. Nous avons attendus pendant deux heures la sortie des inculpés. Ceux-ci ont été ovationnés, puis la foule s’est lâchée sur quelques slogans (tous ensembles! et Police partout, Justice nulle part!).

Le procureur de la république demande 1500 € d’amende par inculpé, dont 750 avec surcis. La SNCF, elle, demande 45 000 € de dommages et intérêts ,contre 13 000 au départ.

Il est intéressant de noter que le nombre de trains que la SNCF estime « perturbés » par ces dangereux militants et journalistes à augmenté au fur et à mesure des semaines. Au début, seulement une dizaines de trains, aujourd’hui plus d’une centaine, dont certains qui devaient passer à 5h du matin… Sauf que que les cheminots étaient en grève ce jour là, et que les faits reprochés sont censés avoir eu lieu entre 8 et 10 heures… Le ridicule ne tue pas.

Le rendu du procès auras lieu le 4 mars.

APRES LA CASSE DE NOS RETRAITES, LA POLITIQUE DE LA MATRAQUE !

SIGNER LA PETITION DE SOUTIEN EN LIGNE !

Le jeudi 27 janvier 2011, 5 militants syndicaux et 1 journaliste sont convoqués
devant le tribunal correctionnel de Chambéry. Leur crime ? Occupation des
voies en gare de Chambéry le 2 novembre 2010 (plainte de la SNCF). Pour ces
faits, le procureur les a envoyés sur le banc des accusés, en vertu d’une loi de
1845 qui punit d’une peine pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement ceux qui
auraient « troublé ou entravé la mise en marche ou la circulation des trains ». Au lendemain
du mouvement social de l’automne, le pouvoir règle ainsi ses comptes, en
envoyant militants syndicaux et journalistes devant les tribunaux.

NON A LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL ET SYNDICAL !

Après les lois sur le service minimum qui affaiblissent considérablement les
mouvements de grève, après les provocations policières particulièrement
manifestes cet automne, le gouvernement fait donc un pas de plus dans sa volonté
de criminaliser l’action syndicale et la lutte sociale. Les différentes modalités
d’actions, dans le cadre d’un mouvement de grève, sont légitimes et courantes,
surtout devant un gouvernement sourd. Il est scandaleux que des responsables
syndicaux puissent, sur ce simple prétexte, être envoyés devant les tribunaux.
C’est réprimer des individus pour criminaliser tout un mouvement. Il est tout aussi
inadmissible que le pouvoir fasse poursuivre des journalistes pour le seul fait d’avoir
été présents sur les lieux d’une action menée dans le cadre d’un des plus
grands mouvements sociaux que notre pays ait connu depuis 1995, ce qui constitue
une tentative manifeste d’intimidation des médias.
Parce que les libertés du mouvement syndical et de la presse sont essentielles
dans une démocratie, le Collectif Unitaire Interpro et Citoyen (CUIC) de Chambéry
appelle toute la population à manifester son soutien aux accusés et à demander
l’arrêt des poursuites, en participant au rassemblement qui aura lieu le:

JEUDI 27 JANVIER À 8H00 DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE CHAMBÉRY

Collectif Chambérien Unitaire Interpro et Citoyen

Soutenu par
UL-CGT, CNT, SNESup FSU, SUD-Solidaires, Unef, AGI !, Attac, LDH, Les Alternatifs, FA, Fase, NPA et PG